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FPI : « Les salariés ont proposé de travailler bénévolement… »

FPI : « Les salariés ont proposé de travailler bénévolement… »


Du jamais vu ! Une des plus importantes entreprises d’isolation de l’Hérault travaille d’arrache-pied pour la maison Renaissance implantée à Juvignac. Mieux que ça, quatre de ses salariés se sont proposés pour venir travailler bénévolement les vendredis après-midi alors qu’ils sont censés être en week-end. Une solidarité sans faille dans ce projet qui ravit Fabrice Pittié, gérant de FPI mais aussi et surtout l’association Espace Renaissance.


Fabrice, quel rôle joue FPI à la construction de la maison Renaissance ?

L’entreprise réalise tous les travaux de plâtrerie. On ne fournit pas la matière première mais 100% de la main d’oeuvre pour tout ce qui est doublage isolant ou encore la pose de faux plafonds. Aujourd’hui, on a quasiment terminé la totalité des doublages. On en est aux implantations des cloisons.


Comment est venu l’idée de prêter main-forte à l’association ?

Historiquement, on avait déjà participé de la même façon et dans les mêmes conditions à la maison des enfants qui est implanté à l’Hôtel de Ville. Pour nous, c’est une façon de s’impliquer à quelque chose de super important et qu’on n’a pas forcément le temps et l’occasion de le faire. Je préfère le faire de cette façon : par de la main d’oeuvre plutôt que des dons monétaires. Ça permet aussi d’impliquer les salariés. J’ai présenté le projet de la maison à mes équipes. Ils m’ont proposé de travailler bénévolement le vendredi après-midi alors qu’ils sont censés ne pas travailler le vendredi après-midi.


Pourquoi cet élan solidaire ?

Le premier qui est venu m’en parler est très timide mais il est venu me dire qu’il souhaitait apporter sa pierre à l’édifice. Il m’a dit que la cause était super et que ça lui plaisait beaucoup. Il m’a demandé mon autorisation d’aller travailler bénévolement le vendredi après-midi. Forcément, je ne pouvais pas l’interdire ! C’a fait boule de neige car ils sont maintenant quatre à s’être manifestés pour faire la même chose.


Quel a été votre discours à votre équipe lorsque vous avez abordé ce projet ?

Quand on est arrivés le premier jour sur le chantier pour observer ce qu’il y avait à faire, il y a un grand panneau avec tous les logos des partenaires, des entreprises affiliées au projet. Et au milieu, il y a marqué notre nom. Du coup, je leur ai expliqué que l’on était ici pour donner un coup de main à l’association, j’ai expliqué aussi à quoi allait servir cette maison. Je leur ai dit aussi qu’Union Matériaux allait donner tous les matériaux pour que l’on puisse travailler. Je leur ai proposé de travailler bénévolement, qu’il fallait être tolérant avec les autres entreprises sur ce chantier et qu’il ne fallait pas que l’on reste trop longtemps sans minimiser le travail. Le lendemain matin, le premier est venu m’en parler pour me dire qu’il était intéressé, j’ai de suite appelé Joël Fernandez. Trois autres ont suivi l’action.


En tant que chef d’entreprise, vous avez dû être très heureux de cet engouement de vos salariés pour la bonne cause ?

Ah oui, oui. On est super proches d’eux et ça me fait d’autant plus plaisir sachant ce que l’on vient de subir où j’ai été humainement touché par certaines personnes. Autant je peux être très dur dans le travail, très exigeant, mais je sais bien leur rendre aussi en mettant les salaires au niveau de leur investissement.


Comment s’est passée la prise de contact avec l’association Espace Renaissance ?

C’est venu de la famille Guérin. Mathieu Guérin travaille avec nous depuis de nombreuses années et quand il avait besoin de temps pour aider l’association en tant que bénévole, c’est à ce moment-là que l’on s’est positionnés sur le premier projet il y a quelques années. Maintenant, on est partenaires. On n’est pas forcément présents pour aider au quotidien mais on participe chaque année au Gala de fin d’année et lorsque des occasions comme le projet de la maison Renaissance se présente, je trouve que cela a une réelle valeur pour notre entreprise plutôt que faire des dons monétaires.


Pour vous, que représente les valeurs de l’association ?

Dans toutes les associations d’aide, on peut retrouver l’esprit de solidarité, d’entraide. On le ressent vraiment au sein d’Espace Renaissance car il y a un noyau de personnes qui vient du rugby. Il y a cette culture de l’entraide. Personnellement, j’ai jamais joué au rugby mais j’ai toujours approuvé ces valeurs. Depuis que je suis gamin, je me suis fait un réseau de personnes que je peux appeler à tout moment pour venir les aider. Dans cette association, je le retrouve. Après, je le redis, je ne suis pas vraiment présent dans la vie de l’association. Si elle est là et qu’elle continue à grossir, c’est qu’elle fait des choses bien. Quand l’association a besoin et que je peux le faire, je le fais. Et puis, tout ce qui touche aux enfants, pour mon épouse et moi, c’est vraiment important.


Que veut dire l’acronyme FPI ?

On pourrait penser à Fabrice Pittié Isolation ou Fabrice Pittié autre chose (rires.)

Au départ, c’est Faux Plafonds Isolation qui était ma première activité. Maintenant, nous avons élargi nos services comme la menuiserie ou la peinture.


Parlez nous de votre entreprise…

FPI a été créée en 1994. J’étais tout seul, j’avais travaillé avec mon père qui lui a continué son activité jusqu’en 2000. Aujourd’hui, FPI compte 30 salariés. Depuis trois ans, nous avons une menuiserie Alvarez basée à Mauguio, encore plus ancienne, datant des années 1970. Elle compte 12 salariés.

La menuiserie a été rattachée à notre groupe. Notre secteur d’activité, c’est la Métropole de Montpellier, le Département de l’Hérault. Notre gros client privé est le groupe Blachère avec les boulangeries Marie Blachère et des enseignes de fruits et légumes. Notre deuxième plus gros client privé est le groupe Tranchant. Pareil, nous travaillons partout en France avec eux.


Des artisans solidaires, engagés. Merci à FPI, à son dirigeant Fabrice Pittié ainsi qu’à tous les salariés qui ont oeuvré bénévolement à la maison Renaissance.