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Jean-François Sanchez (2A) : « On est à fond, c’est une super idée ! »

Jean-François Sanchez (2A) : « On est à fond, c’est une super idée ! »

L’entreprise 2A ne badine pas avec les valeurs. À l’énoncé du projet de la maison Renaissance à Juvignac, les associés Guy Jeanjean et Jean-François Sanchez n’ont pas hésité longtemps. Les valeurs, c’est important, eux qui se sont associés en 2010 dans une société qui va compter quatre activités dès le 1er janvier 2021. L’association Espace Renaissance est fière de pouvoir compter sur de vrais artisans solidaires impliqués pour la cause de l’enfance. 2A s’est occupée du gros oeuvre de la maison. Avec un gros coeur.

 

Jean-François, avec votre entreprise 2A, vous êtes l’un des principaux acteurs sur la maison Renaissance. Comment en avez-vous entendu parler ?

Très simplement, l’idée que l’on participe à ce projet est née d’une discussion entre Philipe Gabaudan d’Espace Renaissance et Guy Jeanjean qui est mon associé. Et avec Joël Fernandez, le président de l’association, ils ont imaginé au départ une petite maison qui devait faire entre 80 et 100 m2. Puis, on est parti sur l’idée de faire une pièce de vie, quelques chambres, etc. Guy m’a parlé de cette discussion et on était sur la même longueur d’onde. On est à fond, c’est une super idée.

 

Pourquoi avoir accepté ce projet ?

Personnellement, mon épouse a toujours travaillé dans l’encadrement de l’éducation nationale en prenant soin des enfants qui ont un handicap. Quant Guy m’a parlé de ce projet de maison liée à l’enfance et aux enfants malades, mal traités, etc. Ç’a de suite fait écho chez moi. C’était une façon aussi de rejoindre un petit peu l’environnement de mon épouse, de participer au soutien de ces enfants et de pas emmener leurs parents dans cette double peine.

 

2A est très actif sur ce projet, à quel niveau avez-vous contribué à ce superbe projet ?

On a réalisé les plans. J’ai dessiné les plans à l’origine. La maison a évolué car au départ, elle devait faire une centaine de m2 et au final, ce sera entre 230 et 240 m2. Très vite, on s’est rendu compte à notre niveau qu’une maison avec cette typologie de règlementation et de contrainte, il nous fallait un architecte pour apporter son oeil d’expert dans une construction qui accueille du public. Nous, en tant que constructeur individuel, nous n’avons pas cette approche. On s’est adossé au cabinet Garcia-Diaz pour tout ce qui concerne les contraintes, la sécurité, bureau de contrôle, etc. On a réalisé les plans d’exécution et tout le gros oeuvre.

 

Au quotidien, sur le chantier, cela se traduisait comment ?

On a réalisé le gros oeuvre, c’est à dire la fondation, le terrassement, parois, plancher, découverture, toiture, etc. Union Matériaux fournissait les matériaux et nous toute la main d’oeuvre pour construire la maison. Une personne gérait l’encadrement avec trois maçons. Il y a eu des interruptions sur le projet liées à tout un tas de paramètres. Ce qu’il faut dire aussi, ce projet est une première pour beaucoup d’artisans. C’est un chantier laboratoire. Je sais aussi que cela va être dupliqué et on sait déjà que bon nombre d’erreurs ne seront pas commises sur les prochains projets que ce soit dans l’administratif, technique, terrain… Cela a pris plus de temps qu’en tant normal. On a mis six mois pour monter le gros oeuvre alors que pour ce projet, on doit mettre trois mois. On a fait des essais, parfois ç’a marché, puis après on est partis sur d’autres solutions. Il vaut mieux passer plus de temps sur un prototype pour pouvoir mieux le dupliquer après.

On a pris en charge certaines fournitures et surtout l’intégralité de la main d’oeuvre des maçons qui étaient sur le chantier.

 

C’est quand même incroyable qu’une entreprise puisse financer autant sur un projet caritatif ?

On parle d’une somme importante pour une structure comme la nôtre. Si on avait dû assurer l’intégralité des factures, on se serait mis en difficulté. Grâce à l’association, nous avons pu avoir une attestation fiscale qui nous permet de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60% sur la somme de 80 à 100 000 euros investie pour le projet.

 

Jean-François, pouvez-vous décrire votre parcours, votre rôle au sein de 2A ?

2A est une société qui a été rachetée par Guy Jeanjean il y a maintenant treize ans. J’ai fait une école d’architecte et il m’a appelé pour faire partie de l’aventure. Il y avait pas mal de boulot. Je l’ai rejoint et on a démarré ensemble sur la restructuration de l’entreprise. On s’est associé en 2010.  J’ai pris la direction de 2A Villas à Lattes puisque Guy dirigeait encore à l’époque Maison Boivel sur Balaruc. On a décidé de créer un groupe qui est devenu 2A Immobilier en créant trois activités : villas, promotion et aménagement. La bonne nouvelle, c’est qu’au 1er janvier 2021, est que l’on crée une quatrième activité pour balayer l’intégralité du métier : une agence immobilière. On aura la représentation des quatre activités de l’immobilier. On a décidé de renforcer le groupe en 2018. Aujourd’hui, nous sommes trois associés : Guy Jeanjean, Guilhem Jeanjean et moi. Guy va s’occuper de l’aménagement foncier, Guilhem va s’occuper de la partie villas et moi je serai sur la branche promotion. Nous avons un portefeuille de 180 logements que l’on va démarrer en fin d’année.

 

 

Des artisans solidaires, engagés. Merci à 2A, à son responsable Jean-François Sanchez, à ses associés Guy et Guilhem Jeanjean ainsi qu’à toutes les personnes qui ont oeuvré pour la maison Renaissance.