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LES ARTISANS SOLIDAIRES - JUVIGNAC - Garcia-Diaz

Antoine Garcia-Diaz : "Chacun doit trouver sa part d'humanité"

Une histoire hors du commun pour un homme extraordinaire.

La vie d’Antoine Garcia-Diaz pourrait inspirer des scenarios à Hollywood. Issu d’un milieu pauvre, il s’est construit grâce à l’humain, grâce à des personnes bienveillantes qui ont su l’aider tout au long de sa jeunesse.

Il est devenu aujourd’hui un célèbre architecte dans le bassin montpelliérain et bien au-delà des frontières héraultaises puisque son entreprise est connue et reconnue dans toutes les régions françaises. À 77 ans, il n’a pas envie de croupir sur un canapé, de se contenter d’une retraite bien méritée. Non, ce serait mal connaître le personnage. Antoine Garcia-Diaz a encore envie de donner, de partager, d’aider jusqu’à son ultime souffle. Une personne authentique pour une sincérité unique.
Sa contribution à la Maison Renaissance est d’une générosité merveilleuse.


Comment avez-vous connu l’association Espace Renaissance ?
C’est une association d’aide à l’enfance et je suis, avec mon épouse, particulièrement sensible à l’action qu’elle mène. J’ai connu l’association par deux canaux différents. D’abord, mon épouse s’investit dans une association qui aide des personnes et qui est axée sur la proximité. Ce sont des actions très locales d’aide aux personnes âgées. Elle connaissait déjà Espace Renaissance et moi, de mon côté, je connaissais Espace Renaissance par l’intermédiaire de son président.


Qu’est-ce qui vous pousse à vous investir dans l’association ?

Je vais vous donner quelques éléments de ma vie personnelle. Je suis issu d’une famille
extrêmement pauvre. Mes parents étaient illettrés, miséreux presque. J’ai vécu une enfance extraordinaire avec eux mais en même temps en bouffant des petits morceaux de pain, quoi. Je suis un enfant de la République. Il se trouve que dans mon parcours, s’il n’y avait pas eu deux ou trois personnes qui n’avaient pas aidé mes parents pour que je fasse ma scolarité, je serai aujourd’hui certainement aussi miséreux qu’ils ne l’ont été. Pour moi, les apports de personnes,c’est fabuleux. J’ai vécu ça intimement. C’est tout naturel pour moi, à chaque fois que je peux aider, j’aide. Ce n’est pas uniquement philosophique, c’est dans ma chair.


Vous êtes de la région ?
Non, je suis né espagnol. Ma deuxième langue a été l’arabe et la troisième le français que j’ai appris à l’école de la République. J’ai pas mal bourlingué. J’ai connu beaucoup de cultures, c’est pour ça que j’ai une philosophie qui est un peu le mélange de tout ça. Ces trois cultures sont merveilleuses. C’est pour ça que je me bats pour qu’on puisse tous vivre ensemble.


À quelle hauteur avez-vous contribué à la construction de la maison Renaissance ?
Joël m’a appelé un jour, ils étaient dans une impasse. J’ai pris tout le dossier à bras-le-corps pour sortir toutes les autorisations administratives, etc. J’ai fait bosser une équipe gracieusement. Et je vais le faire encore car il faut pas mal de moyens humains pour que les opérations puissent se concrétiser et puissent ouvrir. C’est ce qui s’appelle du mécénat de compétence. Je le fais avec le cœur. Évidemment, je participe à toutes les soirées. J’achète des œuvres d’art, mais ça, c’est en plus. Au niveau de la Maison Renaissance, j’ai aidé à ce que la bâtisse se concrétise, permis de
construire, sécurité de la maison…


Est-ce que vous pouvez décrire votre entreprise…
Le cabinet comprend entre 35 et 40 personnes. On a plusieurs spécialités. Il y a d’abord
l’architecture, l’urbanisme, le paysage et aussi la création des chantiers que nous concevons. Ce sont les quatre métiers de la structure que j’ai montée déjà il y a de nombreuses années. Je l’ai toujours maintenue à Montpellier. Je n’ai pas voulu créer des succursales partout en France. Nous travaillons dans toutes les régions françaises mais avec une implantation montpelliéraine.


Des artisans solidaires, engagés. Merci à Antoine Garcia-Diaz pour son immense implication pour l’association Espace Renaissance ainsi que la maison Renaissance.